La calmer, vite.

Montreuil, en passant…

Dimanche, j’irai voter contre elle. Contre la Versaillaise à la puanteur de panique et toute la clique qui va avec. D’avoir promis qu’elle quitterait la vie politique en cas de défaite, ça lui fout une de ces trouilles. Parce qu’elle se voyait déjà en haut de l’affiche, bien placée pour jouer la diva dans la comédie présidentielle. Elle y croyait à son destin de reine de la république numéro 5.

Au soir du premier tour des régionales, elle a compté sur ses doigts et senti le vent du boulet : elle est devant mais pas tant que ça, face à l’union de la dite écolo-gauche en Île-de-France. Et puis 69 % d’abstention, ça fait beaucoup d’inconnu. Alors elle a dégainé son plus grand râteau à ratisser les voix d’extrême-droite. Pour tout programme électoral : le racisme. Un racisme si décomplexé que le grand échalas du RN se retrouve à poil. Elle lui pique tout au jeune fasciste, et sans honte. Le hold-up, c’est sa manière à elle de ne rien céder à l’extrême-droite. Elle n’est pas partageuse. Et voilà qu’elle nous chante la rengaine de la gauche au couteau entre les dents, le fameux couplet à effrayer les bourgeoisES. Ça me rappelle mes quatorze ans, après la victoire de Mitterrand les planquéEs avaient la foirade devant leur coffre-fort et couraient mettre leurs lingots et leurs filles à l’abri. Aujourd’hui, les islamo-gauchistes, les zadistes, les décoloniaux brandis en épouvantail à la place des bolcheviques et de l’armée rouge. Versaillais un jour, Versaillais toujours. La bouffonnerie réac, on pourrait en rire si elle n’avait ce goût de sang.

Il y a longtemps que j’ai perdu le chemin des urnes. J’ai eu l’occasion de m’en expliquer, par exemple ICI. Mais ce qui s’annonce sans fard, c’est le fer, c’est le sang sous le pull en cashmere, le collier de perles et le sourire mutin. On l’a déjà vue à l’œuvre, mais on n’a encore rien vu. Elle en a sous la semelle, de l’ambition : gare à celleux qui ne lui ressemblent pas. Je vis ici depuis un demi-siècle, j’observe les ravages de la gentrification organisée aussi par les irresponsables qui se disent de gauche, mais la population autour de moi ce n’est pas cette France bourgeoise, rétrograde, ethnocentrée, policière, islamophobe, homophobe que représente Pécresse. Il y a erreur de casting et elle le sait. Faut la calmer, vite. Qu’elle dégage.

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